Le costume du gille est composé d'une veste et d'un
pantalon. L'ensemble est en toile de lin décorées de
plus ou moins deux cents motifs, lions, couronnes, étoiles,
en feutrine noire, rouge et jaune.
Les extrémités des manches de la blouse et des jambes du pantalon
sont constituées de plusieurs mètres de ruban blanc froncé.
. Le nombre de motifs varie légèrement selon la taille du costume
et les différents " louageurs ", ces artisans qui mettent
en location des costumes de Gille.
La blouse du costume est bourrée de paille d'avoine et d'esturgeon
(sans les chardons). Le bossage est le travail du bourreur. Il est
important qu'il soit bien effectué pour que le Gille se sente
bien dans son imposant costume.
Le " bourreur " ou " bosseur " confectionne des " torquettes " de
paille dont il emplit au fur et à mesure la veste du costume, cérémonial
qui prend invariablement place chaque fois que le Gille doit s'habiller.
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Le mouchoir de cou est un mouchoir<
blanc et carré qui est,
sous la veste, plié en diagonale et noué autour du
cou. Celui-ci évite
les frottements avec le haut de la blouse afin de ne pas être
blessé et fait la jonction blanche avec la collerette.
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Sur la tête, le bonnet de coton blanc est
appelé barrette
Un mouchoir blanc plissé plusieurs fois en diagonale, passant
sous le menton et noué sur le dessus de la tête, fixe la
barrette et protège le menton de la bride du chapeau. Ce mouchoir
plié est appelé bridon.
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La collerette est confectionnée en ruban
plissé de 2 cm de large. C'est une sorte de pèlerine
reposant sur les épaules
et le haut des bosses. Elle peut être ourlée d'une frange
composée de festons dorés qui pendent à ses bords
et constituée de rubans plissés, comme d'ailleurs les manchettes
et les jambières. Au-dessus du grelot, à l'attache de la
collerette, vient s'épingler un noeud de couleur blanche et de
même texture que la collerette. Aux poignets et dans le bas du
pantalon, des parements identiques constituent les manchettes et les
jambières du costume. Les parements sont sertis de galon doré et
de fine dentelle. Il faut plus de 150 mètres de ruban pour confectionner
la collerette et les parements, et leur imprimer un double pli. Les manchettes
et les jambières se sont progressivement réduites en taille,
elles sont actuellement composées de trois rubans plissés
et superposés, de même que les jambières (6 à 7
plissés).
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Le grelot est placé sur le haut de la bosse
avant.
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Les " apertintailles " ou " collier
d'apertintailles " sont portés à la taille. Ils
sont constitués d'une bande de toile remplie de crin végétal,
cette toile est recouverte de grosse laine rouge et jaune, disposée
par bandes verticales en alternance. Cette bande de toile masque une
ceinture de cuir dans laquelle sont passés les crochets qui
recevront les sonnettes. Leur nombre varie suivant la taille du Gille,
en général de 7 à 9. Le poids du collier d'apertintailles
est d'environ 3 kilos.
Ce collier est sensé éloigner les mauvais esprits par
le tintement qu'il génère.
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Aux petites heures du matin, le Gille tient en
main un " ramon ",
composé de fines brindilles de
saule soigneusement assemblées par des ligaments de rotin.
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Le panier est en osier tressé et reçoit
provisoirement les oranges que le Gille va offrir.
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Les sabots sont en bois. Ils sont attachés à l'aide
d'une bride en cuir. Chaque sabot est garni d'un renon, sorte de macaron,
confectionné avec du voile et un ruban plissé.
Les sabots
sont sensés réveiller le sol par leur martèlement
régulier.
A l'intérieur de ses sabots, le gille porte des chaussons
blancs qui sont sans couture pour ne pas blesser le pied . Ils
sont
en coton ou en laine.
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Le chapeau est
constitué de plumes d'autruche.
Ces plumes sont fixées sur une armature métallique
recouverte de biais blanc.
Avec sa base en forme de buse, le chapeau mesure un peu plus d'un
mètre
et pèse plus ou moins 3 kilos. Il est maintenu par une jugulaire
en cuir blanc et posé sur la barrette.La coiffe du chapeau de Gille
est toujours de couleur blanche et tapissée de fleurs printanières
en reproduction, à partir de 1900. Les bords ou " passe " de
la coiffe sont revêtus de dentelle et plats, sauf la visière
ou devanture qui est relevée et décorée de une ou
de trois étoiles (à partir de 1890), qui sont le symbole
de l'espérance. Par-dessus la visière, un piquet d'avoine
dorée rappelle la moisson future. Sur les épaules et le dos
du Gille retombent de longs rubans attachés au bord de la buse.
Lorsque les plumes d'autruche sont achetées, elles ne sont
ni bouclées, ni lavées et nécessitent un travail
important, réalisé par un " louageur ", un
métier artisanal typique de la Région du Centre, qui
consiste à louer des costume de Gilles. Un chapeau de Gille
nécessite à lui seul environ 16 heures de frisage, pour
en arriver à la coiffe majestueuse que l'on connaît. Chaque
grande plume constitutive du chapeau nécessite une vingtaine
de plumes d'aile d'autruche mâle uniquement. Ces plumes d'autruche
proviennent d'Afrique du Sud et il en faut donc au total 250 pour confectionner
un chapeau.
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Le masque de
Gille ne peut être vendu qu'aux
Gilles de Binche qui le portent le Mardi-Gras au matin. Celui-ci n'est
donc jamais porté par d'autres Gilles
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